Sens, contre-sens, face, contre-face

12. novembre 2017 Blog, Brève de vie 0
Sens, contre-sens, face, contre-face

Je pourrai débuter cet « article » par ce que je vois. Allongée sur le salon, j’ai quelques minutes de « Calme ». Hélios a la gueule pâteuse et lape pour saliver. Pendant ce lapse de temps, le ciel est tout comme ma vie depuis un mois. De gros nuages épais camoufflent le soleil qui tente de percer. Entre deux, une lueur s’en dégage. Je n’ai pas écrit de « vrai » article depuis plus d’un mois parce que je n’en avais pas ni la force, ni l’envie. Mon cerveau endommagé par les intempéries de la vie semblait être en panne d’inspiration et avait soif de nouveautés pour oublier les diverses difficultés. Quelle frustration immense car notre machine interne est bloquée par une pièce qui se balade dans notre système, quelle frustration quand la machine n’est pas en route… Je ne savais ni vous dire si l’élément était externe ou interne. Encore aujourd’hui, alors que j’ai tenté par tous les moyens de mettre des mots sur les maux, j’ose espérer que les discussions parfois douces parfois violentes permettront d’apporter une énergie… peu importe soit elle ! Positive je l’espère afin qu’il y ait du changement. Les situations stagnantes me stressent et m’oppressent. Je ne demande pas que le noir devienne blanc ou que le blanc devienne noir mais qu’il y ait une nuance perceptible donnant la force d’y croire encore. Tout cela doit être un véritable charabia pour vous.

En des mots plus simples …

Tous les chemins mènent-ils à Rome ?

Mes amis ont pris un chemin que je ne voulais pas emprunter. Nous ne nous parlions plus faute de temps et ils ont pris un chemin. Ils ont avancé seuls dans une direction dans laquelle je ne me sentais pas à l’aise. Conséquence directe : Au-delà du malaise, j’avais réellement mal. L’affect. J’aurai tellement aimer avancer avec eux car les chemins traversés ensemble ont toujours été plus agréables en leur compagnie. Je reconnais que leur choix, leur indépendance m’ont impactés. Je ne m’y attendais absolument pas. Je pensais que nous prendrions le temps d’en discuter ensemble avant de s’engager. Quel impact cela va-t-il avoir sur l’avenir ? Tous les chemins mèneront-ils à Rome ?

Les conséquences des maux ?

J’ai mis des mots sur les maux d’une personne de mon entourage et là… le drame. Après avoir parlé, je me suis demandé si cela aura un impact positif ou négatif sur celle-ci. Aurais-je du le dire ? Suis-je heureuse d’avoir décelé le problème ? Est-ce d’ailleurs le vrai problème ? Est-ce le seul problème ? Est-ce que c’était à moi de le dire ? L’ai-je dit de la bonne manière ? Est-ce que cela va changer le cours de la vie ? Quelle énergie dois-je y consacrer ? Est-ce à moi de trouver des solutions ? Y-a-il des solutions ?
A force de creuser, on trouve toujours la réponse à nos questions mais plus le temps passe, plus on puise dans l’énergie de celui qui cherche des solutions. Aujourd’hui, je mets un point final à la recherche. C’est dur mais mon rôle s’arrête là.

A toi qui me liras certainement, c’est en toi que tu dois trouver l’énergie suffisante pour avancer pour toi ! Tu sais à présent. Prends l’information, digère la situation et rebondis.

A contre-courant ?

Je ne crois qu’il y ait eu une période où je me suis sentie aller dans le même sens que les autres… Je ne comprends pas le monde dans lequel on vit. D’ailleurs, 90% (chiffre incertain, mais une grande majorité) de la population ne vit pas, les individus se laissent vivre. Et c’est là qu’est toute la différence !
Je ne peux pas rester à rien faire.
« Un problème ? Ce n’est pas grave ! »
« Ça ne va pas dans le bon sens ? Empruntons un autre chemin. »
« Pas de réponse ? C’est une organisation, prends ton mal en patience et attend. »
« Tu veux qqch ? Attends et ça viendra ! »
MAIS WHATTTTT ???? D’où venez-vous ? Depuis quand tout nous tombe devant nous par magie ? Bon je reconnais qu’il y a de jolis événements qui nous arrivent sans qu’on ait fait qqch. Cela arrive et c’est agréable mais reconnaissons que c’est rare ! Non ?  Il faut demander, toquer, entrer, parler, avancer, oser … pour obtenir une réponse, une évolution positive.
Prenons l’exemple d’un enfant. Aussi belle que puisse être cette nouvelle, cela n’arrive pas par hasard !

A être à contre sens de la vie, de la population qui se laisse couler vers une satisfaction minime, je m’épuise, je m’énerve. Le courant est soit de plus en plus puissant ou soit j’ai moins d’énergie qu’auparavant. Possible aussi. Les enjeux sont de plus en plus forts. Et personne ne se bouge !

Mon entourage pense qu’à vouloir toucher le mieux, la perfection, je vais me retrouver comme la petite grenouille qui voulait ressembler au bœuf et qui finit par éclater. (Cf. Fable de La Fontaine « La grenouille et le bœuf »). Et croyez-vous sincèrement que d’attendre en petite grenouille ne va-t-il pas me faire imploser ? Une fois de plus, je suis à contre-courant !

Ce qui m’embête dans l’histoire c’est l’affect. La chose la plus simple serait de larguer les amarres et d’avancer plus légère. C’est d’ailleurs ce que j’ai souvent fait pour avancer. Or, je sais que ma plus belle réussite serait d’arriver à garder l’équipage, de trouver le point fort de chacun des matelots, pour faire une équipe complémentaire et soudée afin d’avancer ensemble jusqu’aux objectifs. Le chemin est long, les objectifs seront atteints les uns après les autres et la victoire ne sera que plus belle !

Il est 16 :20. Nous sommes samedi 11 novembre. Le soleil a disparu de ma vue sous les nuages épais.  Néanmoins, il est là et continue d’avancer même si je ne le vois pas. Ne serait-ce pas la seule chose à retenir de cet article ?

Deux vidéos restent particulièrement intéressantes :

  • L’endroit du décor réalisé par Adrien Bonneau.

  • Le documentaire d’Arte « Demain, tous crétins ? »


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