Tout a commencé après Régis !

13. octobre 2017 Activités, Blog 0
Tout a commencé après Régis !

On a tous un Régis dans nos vies ! Je ne parle pas du prénom mais du nom auquel j’ai associé un comportement, un caractère, une attitude. Si cet article pourrait bien tourner autour de lui, il existe des milliers de personne dont le comportement peut être nuisif pour autrui, voire destructeur. Cet article a pour but de vous expliquer qu’on peut réussir à contourner les obstacles, à vivre à côté d’un « Régis » sans pour autant être affecté par lui.

Pour ce faire, je vais vous expliquer le contexte :
Il y a 3 ans (2014), je me suis inscrite à des cours de théâtre improvisée à Strasbourg. Je suis allée au premier cours avec un besoin réel de rencontrer du monde car je me sentais seule dans cette ville depuis mon arrivée sur Strasbourg (2013) donc j’arrivais dans un groupe avec un manque dans ma vie personnelle. En débutant l’impro, en côtoyant de nouvelles personnes, je me sentais vraiment bien. J’avais vraiment l’impression de vivre une seconde adolescence. Seulement au bout de 10 mois,  je me suis faite jetée comme une malpropre de cette association d’impro. Bien que des lois réglementant l’association aient été totalement bafouées, j’ai accepté volontiers mon sort. Soutenus par quelques amis, j’ai très vite compris que mon rejet au sein de ce groupe était un réel cadeau. Comme en impro d’ailleurs ! On t’apporte un cadeau et c’est à toi de savoir comment tu vas gérer l’information. Bien ? Mal ? Pour ma part, ce n’était pas une réelle surprise… je m’y attendais. L’ambiance était pesante. J’avais reçu des menaces du fameux Régis. Rien n’était vraiment étonnant. C’était douloureux car la sentence a mis longtemps avant de tomber et que même moi, je ne savais même plus où était le bien du mal. Après autant de douleur, j’ai tout de même ressenti un certain soulagement. Ma seule et unique crainte était d’arrêter une activité qui me plaisait.

Pourquoi en suis-je arrivée là ?

Pourquoi ce groupe aujourd’hui totalement dissout en est arrivé là ? Ma première année d’impro au sein des Improvisateurs de Strasbourg était TROP ci, TROP ça. Tout allait trop vite ! Trop d’enthousiasme ! Trop de sorties ! Trop d’amitiés ! Et tout ceci, bien TROP vite. Si bien qu’un jour, il y a eu la rupture. Je l’ai déclenchée involontairement pour être tout à fait franche. J’aimais TROP mes amis. C’est la réelle raison qui a déclenché une mauvaise réaction de ma part. [D’ailleurs, je pense que je prendrai le temps d’écrire autour de ce moment où tout s’est renversé. Cela donnera peut-être même lieu à une nouvelle « lettre à l’être aimé ».] En déclenchant cette rupture, je me suis sentie vraiment mal car je me suis rendue compte que j’étais depuis plusieurs mois sur le fil du rasoir… cette rupture aurait pu tomber 1 semaine avant ou 2 mois plus tard mais elle serait tombée je pense un jour ou l’autre.

La raison de mon hors-jeu ?

Je l’ai connu peu avant d’avoir été virée. Je n’ai pas dit la vérité quant à une dispute qui a éclatée en soirée de peur de faire trop de peine à une personne à qui je tenais. Pourquoi n’ai-je pas assumé l’intégralité de la soirée ? Je savais que quoi qu’il arrive, j’avais perdu mon amie parce que la vérité lui aurait fait beaucoup de mal. Du coup, j’ai préféré me taire et mon silence m’a coûtée l’humiliation, les commentaires des uns et des autres puis … ma place. Je ne pense pas que c’est ce que le maitre du jeu voulait réellement au départ mais il avait trop à y perdre que de me garder.

Revenons à nos moutons. Qu’est-ce qu’un Régis ?!

Ce n’est pas une personne que méchante… Quoi que ?! Je ne le connais pas si bien que cela. Quand il aime, il ne compte pas. Quand il aime, il ne mesure pas. Mais son amour est passager et temporaire. En fait, en écrivant, je me demande s’il aime vraiment qqn ? Bref, je m’égare encore. Ce que j’appelle un Régis aujourd’hui c’est une personne qui a la « chance » d’avoir un carnet d’adresse sur un secteur assez étoffé (de connaitre du monde !) et qui, de par cet avantage, peut jouer avec ce qu’on pourrait appeler « ses amis ». J’appelle ça personnellement des « pions ». Il les prend, les pose, les fait jouer, mise sur eux, les évince, les remets en jeu … Et comme dans un jeu, tout est dans la stratégie, la manipulation, le mensonge, la trahison… Dis donc ! On se croirait presque dans « Amour, Gloire & Beauté » ou « Dallas », n’est-ce pas ? Et bien, c’est un peu cela… Tout ceci se passait autour de moi et j’étais totalement imprégnée de cette ambiance. J’y participai même volontiers… j’étais là à chaque moment jusqu’au jour où c’est moi qui aies été mise hors-jeu…

Après cela, seulement quelques portes et quelques regards de soutien. Je m’en rappellerai toujours. Toutes ces personnes qui me serraient dans leurs bras quelques mois auparavant et qui à cet instant, m’ont regardé en ricanant ou ont baissé les yeux. Y’a même des personnes qui se sont sentis le devoir de prévenir la poignée de personne qui me soutenait : « attention, Régis a le bras long ! Tu as tout à y perdre que de la soutenir… ». Qu’est-ce que c’est drôle ! Croyez-vous réellement qu’un homme puisse avoir suffisamment d’importance pour jouer sur votre carrière professionnelle ?!

Tout a débuté lorsque j’ai compris que Régis n’était finalement pas grand-chose…

Je n’ai pas d’animosité envers cette personne. Finalement, il joue son jeu et cela semble lui gagner ainsi. Ce qui pourrait éventuellement me peiner, c’est tous ces moutons qui le suivent bêtement, par peur ou par intérêt. Ne nous le cachons pas, son concept est plaisant mais il implique beaucoup beaucoup trop d’obligations…

Il y a tellement de chose à découvrir… même au sein d’une si petite ville que Strasbourg alors pourquoi se focaliser sur lui, son groupe ou encore son activité ? Voilà ce que je me suis dit. Voilà ce que mes amis m’ont dit. Ils m’ont aussi rappelé que depuis que j’avais intégré le groupe, j’avais changé. Je ne voulais être qu’avec ce groupe. Je ne voyais que par ce groupe et ce Régis. A leur détriment. Oui, je l’avoue. J’avais vraiment la sensation d’être bien et je l’étais au début jusqu’à ce que la peur règne… peur de ne pas être à la hauteur de ses exigences, des exigences des uns et des autres. Il fallait être bon ou très bon. Tout était jugé. J’ai jugé également je le reconnais… En réalité, j’étais devenue un « Régis » aussi à ma manière. J’en avais perdu mes valeurs.

Puis, tout a commencé après Régis…

J’ai rencontré une autre troupe qui m’a accueillie, puis d’autres coéquipiers, qui m’ont fait rire sur d’autres actions, …

J’ai vraiment tout gagné à avoir été évincée de son jeu. De là, mon esprit, mes weekends étaient moins occupés, moins préoccupés (à faire ce qu’on attend de moi) laissant enfin la place à de vrais amis, de vraies rencontres, d’autres activités afin d’apprendre non pas d’une personne mais d’une multitude d’autres… Et c’est ainsi que j’ai réussi à me reconstruire en tant que personne et non plus en tant que «mouton X » de Régis. Plus le temps passait, plus j’avais la sensation de respirer, de me retrouver et d’être enfin moi. Adieu les craintes ! Adieu les angoisses !

Le pire dans tout ceci, c’est que cette histoire qui était à la UNE des potins des impros de Strasbourg n’est qu’une histoire de manipulation/trahison comme tant d’autre… comme il en existe tous les jours, à tout âge et un peu partout dans le monde. C’est pour cela qu’on connait tous un « Régis » ! J’en ai connu avant lui et j’en connaitrais surement beaucoup d’autres. Le principal est vraiment de ne pas avoir peur de sortir de l’espace qu’il occupe et asphyxie pour trouver votre air.

 

Et vous ?
Comment est/était votre Régis à vous ?
Avez-vous aussi été le mouton de quelqu’un d’autre ?
Comment vous en êtes-vous rendu compte ?
Est-ce que ce fut un moment dur ou heureux que de passer à autre chose ?


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